| Réflexions
sur UZES 1987
Par Paul-Martin GRAZI
(23.10.1987) Avant
: l'impatience Depuis deux jours
l'anxiété était grande, les préparatifs absorbants,
et l'incertitude du temps obsédante. Que de questions :
• Serons nous prêts ? • Les Koubéens
vont ils trouver facilement ? • Y-aura-t-il assez de tables
et de chaises pour tous ?• Le gars qui fournit les repas sera-t-il
à la hauteur ? • Et surtout le temps ? Fera-t-il beau
? Fera-t-il chaud ? |
Pendant
: l'ambiance
Que de joie, que d'émotion lorsque arrivèrent, par petits
groupes les amis ! De loin nous avions parfois peine à reconnaître
celui-ci, celle-là. Parfois, au contraire, un visage familier et
attendu se présentait au bout de l'allée, ce qui provoquait
des exclamations rieuses : « Mais oui, c'est lui… c'est
elle je te dis »….Il n'a guère vieilli...elle
n'a guère changé…
Des prénoms étaient lancés à la cantonade!
Et l'on s'embrassait, et l'on s'embrassait ! … Quelques larmes vite
essuyées et les questions fusaient. Le langage folklorique revenait
au galop…Ah! Qu'il est doux d'entendre des voix familières
qui s'étaient tues pendant vingt cinq ans! Qu'il est touchant de
revoir des visages qui avaient pris quelques rides mais dont le sourire,
lui, restait immuable et les yeux toujours aussi rieurs!
Seuls les corps… oui… un peu tassés… enveloppés….mais
« assis » tout le monde paraissait aussi jeune!
Ou presque!
Que de choses à se dire! Parfois une évocation triste…
Les rires reprenaient toujours le dessus. Puis des toasts, verre d'anisette
en main, puis un repas bruyant, animé, coloré, puis des
appels, des éclats de voix, des visages rubiconds aussi. Et les
photos ! Les films! Les rassemblements pour fixer les souvenirs : quelques
vieux copains par çi… les ex-joueuses de basket par là…..........................................Mais
la merveilleuse folle journée touche à sa fin.
« Quoi! Sept heures déjà..! Tu t'en vas? »
Alors, là les promesses de se revoir allaient bon train!…
« En tous cas, à l'année prochaine! »
Et les effusions reprenaient de plus belle! Ce fut alors un calme progressif,
pesant… C'était la nuit, dans les cœurs, qui s'installait
avec le crépuscule… C'était aussi une fatigue sournoise
qui envahissait les corps.
Après : le silence
Il n'y aura plus d' « après », comme
il est dit dans la chanson… Chacun pour soi, maintenant, chacun
en soi…
A vous de terminer le récit…
Mes réflexions intimes, si vous y tenez, je vous les livrerai l'an
prochain à Uzès, car vous reviendrez… j'en mettrais…
mon pied (noir)... au feu . |