Le camping d'UZES en pleine effervescence

 

Amicale des Anciens Koubéens
Association type loi de 1901 déclarée à la Préfecture de la Haute-Garonne
Siège social : chez Jacky PEDEMONTE 5, rue Xavier Darasse 31500 TOULOUSE

 

 

Les réunions d'UZES

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions sur UZES 1987
Par Paul-Martin GRAZI
(23.10.1987)

Avant : l'impatience

Depuis deux jours l'anxiété était grande, les préparatifs absorbants, et l'incertitude du temps obsédante. Que de questions :

•  Serons nous prêts ? •  Les Koubéens vont ils trouver facilement ? •  Y-aura-t-il assez de tables et de chaises pour tous ?•  Le gars qui fournit les repas sera-t-il à la hauteur ? •  Et surtout le temps ? Fera-t-il beau ? Fera-t-il chaud ?

 

Pendant : l'ambiance


Que de joie, que d'émotion lorsque arrivèrent, par petits groupes les amis ! De loin nous avions parfois peine à reconnaître celui-ci, celle-là. Parfois, au contraire, un visage familier et attendu se présentait au bout de l'allée, ce qui provoquait des exclamations rieuses : « Mais oui, c'est lui… c'est elle je te dis »….Il n'a guère vieilli...elle n'a guère changé…

Des prénoms étaient lancés à la cantonade! Et l'on s'embrassait, et l'on s'embrassait ! … Quelques larmes vite essuyées et les questions fusaient. Le langage folklorique revenait au galop…Ah! Qu'il est doux d'entendre des voix familières qui s'étaient tues pendant vingt cinq ans! Qu'il est touchant de revoir des visages qui avaient pris quelques rides mais dont le sourire, lui, restait immuable et les yeux toujours aussi rieurs!

Seuls les corps… oui… un peu tassés… enveloppés….mais « assis » tout le monde paraissait aussi jeune! Ou presque!

Que de choses à se dire! Parfois une évocation triste… Les rires reprenaient toujours le dessus. Puis des toasts, verre d'anisette en main, puis un repas bruyant, animé, coloré, puis des appels, des éclats de voix, des visages rubiconds aussi. Et les photos ! Les films! Les rassemblements pour fixer les souvenirs : quelques vieux copains par çi… les ex-joueuses de basket par là…..........................................Mais la merveilleuse folle journée touche à sa fin.

« Quoi! Sept heures déjà..! Tu t'en vas? » Alors, là les promesses de se revoir allaient bon train!…
 
« En tous cas, à l'année prochaine! » Et les effusions reprenaient de plus belle! Ce fut alors un calme progressif, pesant… C'était la nuit, dans les cœurs, qui s'installait avec le crépuscule… C'était aussi une fatigue sournoise qui envahissait les corps.


Après : le silence


Il n'y aura plus d'  « après », comme il est dit dans la chanson… Chacun pour soi, maintenant, chacun en soi…

A vous de terminer le récit…

Mes réflexions intimes, si vous y tenez, je vous les livrerai l'an prochain à Uzès, car vous reviendrez… j'en mettrais… mon pied (noir)... au feu .